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De la vérité pure et dure

Tu veux savoir quelque chose?

Je mens toujours quand on me demande « comment ça va? ».

Je répond toujours « bien » quand tout ce que j’ai le goût de dire c’est à quel point j’ai mal en dedans.

J’ai dépassé le stade où je chantais « Je déteste ma vie » de Pierre Lapointe, les larmes aux yeux, voix tremblante d’émotions de toutes sortes. 

Maintenant, je suis passée à la version heavy metal où je crie ce qui me ronge entre chaques couplets, en braillant, tout en ayant l’air en totale crise d’épilepsie.

Et puis, je tombe toujours plus bas que l’autre fois d’avant.

Et je hais mon reflet.

Et je hais mon être.

Et je hais ma vie.

Et je hais le fait de haïr.

J’ai mal de vivre. 

J’ai mal de respirer.

J’ai mal de devoir manger.

J’ai mal.

Je me sens comme un déchet dont le monde veut se débarrasser. 

Par ici et par-là! Allez, une petite passe. Échappez la pas.. En fait, échappez la si vous voulez y laisser votre trace. Pas grave si elle s’ouvre le crâne.

De toute façon, elle est pas bien importante cette mystérieuse jeune femme au lourd vécu.

La mort ou la vie.

Manger ou recracher.

Sourire ou pleurer.

Rire ou crier.

Mentir ou dire la vérité.

Éternelles questions sans réponse.

À force de passer sa vie à gruger du noir, on finit par se demander si la lumière n’est qu’une illusion. Peut-être.

Je suis forte.

You are strong enough too.

xx

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Aide recherchée pour dictionnaire souillé.

Salut.

J’ai un truc à te demander.

Pourrais-tu m’aider à trouver la définition du bonheur?

Je ne sais pas pourquoi, peut-être que je passe à côté, mais je ne la trouve plus.

Peut-être que mon dictionnaire est passé date.

Il prend la poussière depuis un bout. Les pages noircissent. Rien de bien encourageant de ce côté-là.

Écoute, je l’ai même amené chez le libraire qui, après m’avoir regardé avec un drôle d’air, a été alarmé par la situation.

Mon dictionnaire aurait complètement perdu la boule. Il serait dans un autre univers pas vraiment rempli de beaux mots pour lui.

Un univers tellement noir que l’encre commencerait à effacer ces plus belles définitions.

Vous comprendrez alors pourquoi je m’inquiète!

Il ne différencie même plus fleur de pleur!

Et les pages tombent en morceaux. Il n’est plus vraiment en santé.

Sa situation semble dégénérer rapidement.

Je dois avouer que ça me fait peur.

Et je la cherche toujours la définition du bonheur pour lui lire le soir avant de dormir, mais mes mains tâchées d’encre ne peuvent plus faire grand chose.

Alors, si quelqu’un au grand cœur aurait son dictionnaire à me prêter, sachez que l’aide ne sera pas de refus.

Parce qu’à force d’essayer et de tomber, on finit un jour par ne plus se relever.

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La fille sans visage

Connaissez-vous l’histoire de celle que vous ne connaissez pas?

Vous savez, cette fille qui depuis sa plus tendre enfance reste le plus grand des mystères aux yeux de tous sans qu’ils ne le savent vraiment en fait.

Elle ne porte pas de masque. Vous pensez tout simplement la connaître, mais c’est justement quand vous le penser que vous avez tout faux.

Elle vous connaît surement plus que vous même ne vous connaissez.

Comment? Par observation, car elle adore les détails.

Tout a un histoire pour elle.

Elle est une panoplie d’histoires à elle seule si quelqu’un regarde ces détails, mais personne n’ose le faire.

Pourquoi? Craintes, peut-être?

Et personne n’ose croiser son regard, car elle plonge à l’intérieur du votre comme si elle y lisait tout.

Pourtant, elle est loin d’être méchante ou autre.

Elle passe la plupart de son temps à sourire et rire et l’autre majorité à aider ceux qui en ont besoin.

Alors, pourquoi est-elle persuadée d’être un monstre?

Pourquoi se déteste-elle autant si elle a toutes les raisons du contraire?

Pourquoi accepte-elle d’aider les autres,  mais refuse-elle de comprendre que parfois, elle aussi ne va pas bien?

Elle n’y voit aucune pertinence.

Alors, vous voulez savoir son problème? C’est une battante.

Elle ne veut jamais arrêter, même lorsque le combat lui est rendu presque impossible.

Elle continue d’avancer. Encore et encore.

Pendant ce temps, son état se dégrade.

Arrivée face au miroir de la dure réalité, elle voit son corps qui ne semble avoir plus qu’os et peau.

Malgré tout, elle rit.

Elle crache sur son reflet et continue  d’avancer.

De jours en jours, elle a de moins en moins d’énergie.

Le poison qui hante ses veines est persistant.

Alors, elle continue tout de même à avancer en rampant jusqu’au jour où elle se dit qu’elle a peut-être un minimum d’importance elle aussi. Qu’il est temps de se reposer.

Mais combien de temps cela va durer? Je ne sais pas.

Parce que cette seule penser qu’elle aurait peut-être elle aussi de l’importance lui donne nausée.

Mais elle est forte. C’est un combat de tous les jours, mais elle a appris à se battre au fil du temps.

Je pense que vous aurez compris que j’aurais pu écrire à la première personne à la place de la troisième.

En effet, je ne m’aime pas. Je pense que je suis un monstre et tout ce qu’il y a de pire, même si ce n’est pas vrai.

Vous aurez aussi compris que je suis dans une période de ma vie où j’ai accepté de prendre soin de moi.

Malgré tout, je reste la mystérieuse alienne que personne ne connait réellement et ne connaîtra jamais et je peux vous dire que c’est surement mieux comme ça.

En espérant vous avoir fait comprendre certaines choses sur moi.

J’aime bien que tu ais pris le temps de lire.

Merci.

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Arrête de jouer avec tes flèches et soigne tes blessures.

Salut cher toi,

J’espère que tu te rappelles de moi.

Un peu, du moins.

Tu sais, on voyait chacun comme un tout complétant l’autre.

Je me rappelle de tous les beaux moments.

Et des moins beaux aussi…

Je me rappelle surtout de ton manque flagrant de prise de responsabilités qui a fini par mener à la perte de l’autre.

Je me rappelle encore plus de t’avoir tiré les mots de la bouche.

Je me rappelle de la douleur, de la noirceur, de cette sensation de perte et de manquement qui encore aujourd’hui me pèse.

Mais je ne peux rien y changer et je ne veux sincèrement aucunement.

C’est sur que je m’ennuie de certaines choses.

Que je repense avec nostalgie à certains moments ou certaines attentions que tu avais pour moi.

Tu me voyais comme quelqu’un de magnifique, ce que je n’avais jamais perçu de moi.

Tu comprendras pourquoi j’eu l’impression de tout perdre sur le coup.

Mais comme tu le sais et que je le sais, je suis la force incarnée, alors, j’ai vaincu ce que j’avais à vaincre.

Pas toi, à ce que j’ai cru sentir et remarquer.

Je ne sais pas si tu as du mal à m’oublier ou quoi que se soit.

Je ne sais pas ce que tu deviens.

Je ne suis plus au courant de tes réussites et défaites, même toutes petites.

Tu ne me donnes plus de nouvelles malgré le fait que tu m’avais promis le contraire.

J’ai peur pour toi.

Je m’en fous d’apprendre que tu es rendu avec qui que se soit d’autre.

Personnellement, je suis passée à autre chose et je veux être avec quelqu’un qui n’aura pas honte de parler de moi. De prendre ses responsabilités. De fonder quelque chose de sérieux avec moi.

Je pense valoir la peine d’être prise au sérieux.

Ça serait te mentir de te dire que je ne t’en veux pas.

Mais je t’en veux surtout d’espérer de me faire croire des choses auxquelles tu sais très bien que j’y vois le véritable visage.

Tu le sais que j’ai raison et c’est ça le pire.

Enlève-toi la flèche du cœur.

Surtout quand c’est toi qui te l’a tiré.

 

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Attrape-moi la main ou laisse-moi partir avec le vent

J’ai parfois de la difficulté à me rappeler si j’existe ou pas.

Ou plutôt, si je devrais ou pas.

Pas que je ne veuille pas, mais j’ai l’impression que la vie se lasse de moi et m’envoie des tonnes de choses pas très joyeuses pour me le faire comprendre.

J’ai pas peur d’escalader d’autres montagnes.

Tout simplement, à un certain moment, j’en ai eu ma dose!

Et, en ce moment en fait partie.

Je trouve ça dure être moi.

Ça aurait été plus simple d’être quelqu’un de qualifié de « normale » que d’être un « mystère » ou comme je préfère le dire, un « alien ».

Vraiment, je ne viens pas de la bonne planète.

Je vois trop, je pense trop, je « suis » et « feel » beaucoup trop.

Je ne suis pas cette fille « normale ».

On me comprend juste pas!

Et je ne dis pas me comprendre plus.

Par contre, je ne suis pas une erreur de fabrication.

Je fonctionne tout simplement différemment.

Je pense que je suis, en effet, très complexe, mais que je suis un beau mystère.

Enfin, je l’espère.

À toi d’en faire la découverte, mais s’il te plaît, ne t’amuses pas simplement à briser ce qu’il m’a pris des années à construire et entretenir, parce que je ne suis pas cette fille « normale ».

Si c’est le cas, tu n’as pas cogné à la bonne porte et je pense avoir été assez claire là-dessus.

Alors, attrape-moi la main si tu me vois flotter dans l’univers.

Parce que je suis encore perplexe de ma propre existence.

 

 

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#Loveislove quand tu juges qu’il a droit d’être

J’ai besoin de te parler de quelque chose qui, depuis quelque temps, me trotte dans la tête.

J’ai besoin de te parler de quelque chose qui me choque.

J’ai besoin de te parler d’amour et de jugements.

J’ai surtout besoin que tu comprennes ce que je vais te dire ici et que tu y réfléchisses.

Parce que ça l’a plus de bon sens.

Parce que c’est rare que je me fâche et que là, oui, je le suis.

Tu connais surement le fameux mouvement #Loveislove .

Celui qui parle d’amour pour tous les sexes, genres, âges, races, etc.

Oui? Et bien, c’est de lui que je veux te parler.

Écoute, je suis loin d’être contre ce mouvement.

En fait, je le prône plus qu’autres choses.

Par contre, j’ai cru remarquer quelque chose.

La majorité des gens qui l’utilise en oublie le sens propre.

#Loveislove qu’ils disent?

Moi, je crois justement que c’est ce qui est dit et non appris ou même encore mis en exécution.

La majorité des gens ont oublié d’ouvrir leur esprit à la diversité.

C’est facile à dire que tu es « open mind » et que tu acceptes l’amour comme il est quand tu te contredis tout d’un coup en voyant une personne connue de toi ou pas vivre un amour qui diverge de celui qu’on t’a appris.

On devrait être rendu dans un monde beaucoup plus ouvert à toutes diversités à la place d’être enfermé dans un moule.

On devrait arrêter de vouloir ramener dans celui-ci tous ceux qui en sont différents.

C’est ça qui est laid et non ceux que tu juges en osant dire que tu prônes ce mouvement.

Tu crées la peur à la place d’ouvrir tes bras à un monde en couleur.

C’est quoi, on doit vivre chaque amour caché maintenant de peur que quelqu’un juge celui-ci incorrect?

L’amour sera amour lorsque le monde acceptera d’ouvrir son esprit et son cœur à la diversité.

 

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L’ère de la technologie amoureuse

Je sais pas si vous êtes comme moi, mais je m’ennuie du temps où l’on devait tout faire pour conquérir le cœur de la personne qui nous faisait craquer.

On essayait de tout faire pour que celle-ci nous remarque, même si ce n’était pas toujours concluant et que l’on avait le cœur en miette.

C’était beau.

C’est peut-être mon cœur de grande romantique « kistch » qui parle aussi.

Personnellement, je préférais amplement recevoir un petit papier avec des morceaux de mots maladroits écrit dessus qu’un texto automatique sûrement écrit à son ex auparavant, parce que ça l’avait fonctionner pour elle.

On est rendu à l’ère de la technologie amoureuse.

On fait plus aucun effort!

On s’inscrit sur Tinder ou autres réseaux de rencontres afin de  swiper right et de, peut-être rencontrer la perle rare… Ou l’histoire d’un soir.

C’est triste! Ça me dégoûte!

Je ne nie pas ne pas être là-dessus moi aussi, mais plus par espoir de rencontrer quelqu’un comme moi qui va me demander de se voir en vrai et de lâcher son téléphone afin de vivre une vraie histoire d’amour qui mènera je ne sais où.

Parce que, on s’entend, sur ces réseaux-là, il y a des tonnes de « faux-espoirs », comme j’aime les appeler.

Tu sais, ceux qui te font croire que tu seras celle qui leur fera voir la vie en rose et qui finalement te brise le cœur, parce qu’il ont trouvé « mieux ».

Ou ceux encore ceux qui prennent ton corps pour un petit objet d’une utilisation.

J’en ai entendu des tonnes d’histoires et j’imagine que toi aussi.

Mais je suis une personne qui espère toujours.

Et de plus, aujourd’hui, on essaie plus de se battre pour ce que l’on veut.

On lâche prise, parce qu’on se dit que ça ne vaut pas la peine et on retourne sur ces réseaux où rencontrer est tellement facile.

Je ne sais pas si ma perle rare se trouve sur un de ces réseaux ou ne préfère pas, car, comme moi, elle n’y voit aucune véritable utilité.

Je pense que la vie est bien faites et qu’elle fera que nos chemin se croise.

Parce que je suis un peu rêveuse sur les bords.

Parce que j’y crois au vrai et grand amour.

T’es où qu’on se construise ensemble quelque chose de beau et d’unique?

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20 choses que j’ai apprises de mes 20 ans

Hier, le 16 mai, j’ai eu 20 ans.

20 ans, ça passe vite. On en vit des choses. Du beau et du moins beau.

De mon jeune début de vingtaine, j’ai décidé de sortir les 20 choses les plus marquantes que j’ai compris dans ces années de vie.

1 – On est jamais mieux servi que par soi-même.

Parce que si t’attends que les autres fassent tout pour toi et à ta place, réveilles-toi! Ça fonctionne pas comme ça et tu es souvent plus déçu qu’autre chose de toute manière. À la place de repasser après le travail des autres, fait le toi même. Tu vas voir que les résultats sont beaucoup plus satisfaisants. Allez, bats toi!

2 – Les apparences sont souvent trompeuses.

Une chose que j’ai pu apprendre, c’est bien ça. Ne jamais se fier à une belle vitrine! Ne pas faire confiance trop facilement! Surtout, que pour moi, de base, tout humain est bon à moins d’en démontrer le contraire. Tout le monde porte un masque, ne l’oublie jamais.

3 – Le web est laid, mais rempli de belles personnes.

Je ne m’attarderai pas sur le fait que je n’aime pas énormément les réseaux sociaux (voir mon précédent article sur Facebook), mais je peux tout de même dire que ceux-ci m’ont permis de rencontrer des gens formidables que je n’aurais jamais connu si ce n’était pas de ça.

4 – Un cœur brisé, ça se répare.

Je sais que ça peut souvent paraître comme impossible, mais c’est juste vrai. T’inquiète pas, ton cœur va se réparer le nombre de fois qu’il le faudra avant que tu te cases. Ça fait mal et c’est surement la plus grande douleur que l’on peut ressentir sur le coup, mais le temps fait bien les choses et les blessures se cicatrisent.

5 – Tout le monde est différent et c’est mieux de même.

Imagine un monde où toutes les personnes y habitant seraient identiquement constituées physiquement et mentalement. Ça ferait peur, non? Voilà.

6 – Je dois penser à moi avant de penser aux autres.

J’ai toujours pensé aux autres avant de penser à moi et j’ai réalisé que je ne vivais pas. J’ai un grand cœur et ça ne m’empêche pas de faire tout pour le bonheur des autres, mais j’ai autant le droit de penser à moi si j’en ai besoin.

7 – Certaines personnes ne sont pas faites pour moi, mais c’est mieux comme ça.

Des fois, ça clique et d’autres fois, pas du tout! Mais qui a dit qu’on devait plaire à tout le monde?

8 – Je ne dois pas avoir peur d’être moi, malgré ce que les autres peuvent dire.

Je répète ma question: Qui a dit qu’on devait plaire à tout le monde? Reste qui tu es vraiment et ne change surtout pas pour plaire à quelqu’un. Soit bien avec toi même et fous toi des critiques, même si ça peut être difficile. Tu es né tel que tu es et c’est beau.

9 – Je n’ai pas besoin d’être saoule pour avoir du fun.

Ceci est la pure et grande vérité. J’ai une très grande tolérance à l’alcool et j’ai longtemps essayé de doser plus pour pouvoir vivre ce que les autres vivaient dans les party et rire comme eux. Mon avis a vite changé quand je les voyais pleurer à chaudes larmes ou vomir à s’en sortir les tripes.

10 – Si j’aime pas sortir, c’est pas grave.

Même chose que pour le point précédent. C’est très rare que je sorte ou que j’aie envie de sortir. Si je le fais, c’est pour moi et pour aller danser sur les pistes en ayant bu avec modération bien sur!

11 – Faire ce qui me passionne sans m’arrêter au regard des autres.

Parce que sinon, je ne ferais rien. Ce n’est pas tout le monde qui va t’encourager ou croire en tes rêves, mais ce n’est pas leur vie. C’est la tienne.

12 – La beauté est dans les yeux de celui qui la regarde.

Ça, je dois encore souvent me le répéter. Je n’ai jamais eu une très bonne opinion de moi-même et toujours eu beaucoup de difficulté à prendre les compliments, mais ça fait du bien d’écouter celui qui te dit qu’il te trouve belle et chez qui ce compliment sonne vrai. Personne ne voit une chose de la même façon.

13 – La musique peut sauver une vie.

Je met ça ici, parce qu’elle a surement aidé grandement à sauver la mienne. Qui n’aime pas la musique de toute manière?

14 – Soit là pour ceux qui sont là pour toi.

Et surtout, ne soit pas là pour ceux qui ne le sont pas. C’est important pour tes sentiments.

15 – Toute épreuve est surmontable.

Tu peux te croire devant un mur impossible à escalader, mais prend le temps de l’observer. Tu y verras une pierre où poser le pieds et une autre et une autre encore… Jusqu’à ce que ça soit passé.

16 – Arrête de vivre dans le passé et de te soucier du futur: vis le moment présent.

Parce que c’est la seule chose que tu peux contrôler. Ne perds pas de temps à regretter d’anciennes erreurs passées et de rêver ton futur. Vis chaque seconde et chaque inspiration comme si c’était ta dernière.

17 – Le vécu forge la personnalité.

Chaque épreuve nous fait grandir et nous rend plus fort.

18 – « T’es plus belle quand tu souries! »

Parce que tu as le droit d’être heureux toi aussi. J’ai le droit d’être heureuse! Et quoi de mieux qu’un sourire pour parsemer le tout?

19 – Voir la vie comme un verre à moitié plein.

Ça ne sert à rien de rester coincé dans le négatif, même s’il peut venir plus facilement que le petit morceau de positif qui se cache derrière.

20 – Garde toujours espoir! 

Parce que c’est moi. Parce que c’est la chose que je me dis devant chaque épreuve et qui m’aide à ne jamais me décourager.

Finalement, j’aimerais conclure en remerciant la vie.

Merci de m’avoir permis de vivre ce que je vis.

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J’ai le mal de Facebook

Salut Facebook,

Toi pis moi, on se connait depuis mes 12 ans.

Je me rappelle encore la première fois que je t’ai jasé.

J’étais toujours sur l’adrénaline et le stress, parce que mes parents voulaient pas qu’on soit en relation tous les deux.

Maintenant, je dirais que je les comprends. J’étais toute jeune! Je connaissais trop de choses déjà à cet âge, mais tout de même!

Et puis, t’es entré dans ma vie tout seul et assez rapidement.

T’étais un sacré bon moyen de garder contact avec mes rares bons amis et de connaître de nouvelles personnes parfois sympathiques, d’autres non.

Comme la première fois qu’un certain « Shasid Darak » (nom inventé, bien sûr) est venu me parler pour me montrer une photo de son anatomie.

J’étais choquée! C’est un corps humain, oui, mais quand même! Tu aurais pu me protéger de ça, Facebook!

Ou comme la fois où Justin Lafond (nom inventé ici aussi) du primaire est venu me dire un très aimable et gentil « T’es toujours aussi laide. Tu pourrais aller te pendre. Ça embellirait la vue ici. ».

J’ai été frappé! Je me demandais comment tu pouvais me permettre de lire d’aussi méchants messages en me laissant en larmes derrière mon écran sans me prendre dans tes bras.

Tu m’en as créé des problèmes, Facebook, en me montrant comment telle fille était belle, mince et populaire et « comment perdre mes kilos en trop » dans tes nombreuses publicités.

J’ai pas cliqué, mais j’aurais pu.

J’étais jeune et naïve, mais surtout très influençable.

J’ai changé à cause et grâce à toi. De pleins de manières différentes, joyeuses ou pas.

J’ai surtout changé dans le négatif à cause de toi.

Je voulais tellement ressembler à ces filles que je voyais. Je voulais tellement être comme les autres!

J’ai essayé pendant des années à ma manière.

J’ai grandi avec toi.

Je suis devenue accro. Tu étais comme une drogue pour moi. Une grosse drogue dure.

Je publiais des tonnes de statues de tout ce qu’il me passait par la tête.

Je mettais des photos retouchées où j’avais dont l’air heureuse en espérant avoir assez de « likes » pour être fière de moi.

Pour moi, ça valait plus qu’un 100% dans l’exam de la matière que je détestais le plus.

Je passais mon temps à agrémenter mon « mur » de tout ce qu’il se passait dans ma vie.

Tellement que j’en avais plus vraiment de vie.

Et puis, j’en ai eu assez de toi et de ton côté « fake »!

J’ai coupé les liens.

J’ai guéri les blessures que tu m’avais amenées.

Je suis devenue celle que je suis.

J’étais même capable de ne pas me maquiller ou encore d’avoir de vrais contacts humains avec d’autres qui ne t’aimaient plus, Facebook. Pour toutes sortes de raisons.

À 12 ans, lorsque nos chemins  se sont croisés, j’ai perdu une partie de moi.

Aujourd’hui, à l’approche de mes 20 ans, je reprends cette vie que tu m’as volé.

Oui, nous resterons encore en contact, parce que j’aime bien ça, moi, montrer les photos que je prends ou les textes que j’écris aux autres.

Par contre, ton côté toxique ne fait plus partie de moi.

Je crois que je ne suis pas la seule à avoir couper les ponds avec toi.

J’en suis heureuse.

Je ne te remercierai pas de tout ce que tu m’as causé comme maux.

Facebook, tu as été le début de ma fin et j’ai dû travailler fort pour remonter, mais j’y suis parvenue.

Merci tout de même pour toutes ces belles amitiés que tu m’as permis d’acquérir.

Oui, je vais te partager ceci, parce que, comme je te l’ai dit plus tôt, j’aime te partager mes réussites, etc.

Le fait de ne plus être dépendante de toi en est une.

 

 

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Une langue pour parler, des oreilles pour t’écouter.

J’ai tellement de choses à dire, mais personne pour m’écouter.

Écouter tous ces maux que j’ai sur le cœur et que j’accumule au fil des ans.

Trop de choses à dire pour une seule vie.

Des brouillons de vécus que j’ai toujours refoulés.

Quand j’étais jeune, j’ai fait de nombreux essaies de journaux intimes.

Le problème, c’est qu’ils ont pas d’oreilles pour écouter, alors, j’me tannais et je passais à un autre pour finir avec une pile de journaux qui se suivaient pas, parce que j’avais trop de choses à sortir de ce gros cœur là.

J’ai donc laissé tomber l’affaire, vous comprendrez.

J’ai essayé aussi de faire une « fille de moi » et de parler avec les autres de tout et de rien.

Le problème, c’est que leurs « tout et rien » étaient beaucoup plus important pour moi que les miens, même si les leurs tournaient souvent autour des garçons et que ça m’intéressait pas tant que ça.

Je prenais tout de même un plaisir fou à écouter chaque personne et essayer de l’aider si je pouvais.

C’est mon gros et grand cœur qui ressortait déjà. Mon intelligence émotionnelle trop grande et mon désir d’aider les autres déjà omniprésent qui fermaient la porte à ce que, moi, je pouvais vivre et ressentir.

Après ça, j’ai pu vraiment voulu parler.

Je pense que j’avais un peu peur, parce que c’était pas une habitude que j’avais prise de le faire et je préférais juste ne rien dire du tout et écouter.

Quand on m’a enfin demandé de parler, j’ai pas été capable de le faire. C’était pas normal pour moi.

Et puis, c’est venu petit à petit.

Ça sortait tout croche et avec des émotions qui n’allaient pas relativement avec tout ça, mais ça sortait pareille.

C’était bien.

Mais je me suis écœurée de ça assez vite, merci!

Peut-être parce que je sentais pas la personne vraie dans son désir de savoir ce qu’il y avait en dedans ou juste parce que je la sentais forcée de m’écouter.

Alors, je me suis tue et j’ai juste écouté comme je le faisais avant.

Le problème avec ça, c’est que j’ai pas pensé à moi et que maintenant, j’ai tellement de choses à dire, tellement d’opinions à défendre que ça prendrait trop de temps et d’énergie pour tout évacuer.

J’ai appris à écouter l’autre à la place de m’écouter moi.

C’est bien et j’apprécie ça, mais des fois, j’aimerais ça parler de mes « tout et rien » moi aussi.

La seule chose, c’est qu’il y a personne qui suivrait et personne qui veut vraiment écouter.

Alors, je préfère me taire.

Mais, des fois, j’écris et ça me fait du bien.

Merci.